Le nouveau plan éoliens offshore en Loire-Atlantique

Publié le par Union des Démocrates Herbinois

Le ministère de l'Ecologie et de l'Energie annonce un projet d'éolienne en mer de" plus de 15 milliards d'euros".

Les éoliennes en mer présentent de nombreux avantages : du vent plus fréquent, plus fort et régulier, moins de voisins prêts à se plaindre, donc possibilité de construire des mâts encore plus hauts.Dans les zones concernées, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Languedoc-Roussillon, les pêcheurs et les villes touristiques voisines sont réticents, mais il doit être possible d'acheter leur accord. Cependant, comme pour l'éolien terrestre et le photovoltaique, ces machines en mer produiront de l'électricité quand elles le pourront, pas forcement quand on en aura besoin. Leur appliquer un coefficient moitié pour leur utilité semble raisonnable voire optimiste.

Si ce projet n'est destiné qu'à obtenir un effet d'annonce de plus, et qu'il n'aboutit à rien, c'est un peu ridicule mais pas trop grave.

On a déjà connu cela avec le Bioéthanol E85 lancé en 2006, qui devait être disponible dans des milliers de stations en France, mais qui n'est disponible en 2010 que dans 315 d'entre elles et dont l'avantage en matière de CO² est finalement faible. Si ce projet d'éolien marin devait aboutir, c'est le prix du KWh payé par les consommateurs qui augmenterait fortement. Avec les plans actuels, le surcoût prévu pour les consommateurs est déjà de 1 milliard par an pour l'électricité éolienne terrestre et entre 1,5 et 4,5 milliardsd'euros pour le photovoltaïque.

Le projet complet comporte 600 éoliennes qui fourniraient l'équivalen de la production de 2 centrales nucléaires type EPR. Deux vrai EPR demanderaient un investissement de 10 Mds € seulement, et produiraient des MWh à un coût 8 à 12 fois moins élevé que les éoliennes marines annoncées.

On se demande d'ailleurs ce qu'on ferait de ces MWh supplémentaires puisque la consommation d'électricité en France stagne, que la costruction de deux EPR (Flamanville et Penly) est decidée (dont un en voie d'achèvement), que les centrales nucléaires en place vont fonctionner encore une dizaines d'années et que la nouvelle usine d'enrichissement d'uranium Georges Besse 2, très économe en électricité, va libérer la production de deux EPR en 2012/2014.

On cherche à comprendre comment un tel projet a pu etre envisagé. Les ECHOS ont laissé entendre que cela pourrait fournir un débouché à STX (ex: Chantiers naval de Saint-Nazaire) dont l'Etat est devenu un actionnaire important. Faute de commandes il en est réduit à supplier ses clients et donc à leur faire des conditions financières tout à faire avantageuses, aux  frais du contribuable. Si c'était vrai, la boucle serait bouclée. L'Etat aurait acheté une entreprise qui n'a pas de clients(première perte) et pour l'occuper et sauver la face, lui passerait des commandes d'éoliennes marines non rentables(seconde perte).

Les contribuables et les consommateurs combleront bien entendu ces déficits.

 

Anthony PIQUET

Collaborateur du groupe UDH-Alliance Centriste

Publié dans Urbanisme

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