L'EVENEMENT : en finir avec AL QAÏDA

Publié le par Union des Démocrates Herbinois

Avec l'affaire des colis piégés à destination des USA, mais aussi des 53 victimes de l'attentat contre une église catholique de Bagdad, on reparle à nouveau d' Al Qaîda. Et il ne faudrait pas oublier dans ce funèbre palmares les otages français toujours retenus par la branche d'Al Qaîda-Magreb Islamique, ni le message menaçant adressé par Ben Laden à notre pays.

Al Qaîda est-elle toujours aussi puissante ? Tout le monde ne le pense pas et l'on peut sans doute remarquer que, depuis plusieurs années, l'organisation islamiste n'a pas été en mesure de commettre un seul attentat d'envergure comparable, sinon au 11 septembre 2001, du moins aux attentats de Madrid en 2004. Services de renseignements, militaires et policiers occidentaux ont visiblement su se montrer performants et déjouer nombre de tentatives ( plus sans doute que le dise les médias).

De même, les systèmes de sécurité sont devenus plus efficaces et plus pointus. On peut noter aussi que l'Arabie Saoudite n'est plus pour le terrorisme islamique un refuge inexpugnable, ce dernier étant constitué aujourd'hui par le Yémen.

Mais tous ces signes positifs ne doivent pas faire illusion. Jusqu'à plus ample informé, Al Qaîda dispose encore d'importantes possibilités de financement. De plus, rappelons que l'organisation de Ben Laden n'est pas structurée comme une armée. Elle consiste toujours une nébuleuse de petits groupe sans liens formels entre eux et qui ne reçoivent de leur "chef" que des directives vagues (attaquer la France ou les USA par exemple). Devant une menace aussi volatile qu'imprécise (Qui peut attaquer ? Où ?), la tâche des services de renseignements ne peut être que toujours plus complexe.

Surtout la grande force d'Al Qaîda vient de la peur qu'elle inspire, y compris, surtout, à nos dirigeants. Que Nicolas Sarkozy ait jugé bon de répondre aux menaces récentes de Ben Laden est significatif. De plus, Al Qaîda garde intacte sa capacité de séduction auprès de quelques jeunes victimes de rancoeurs et de frustations artificiellement entretenues.

Se débarrasser d' Al Qaîda ne sera pas une simple affaire de police ou d'opérations militaires. La prévention du terrorisme doit commencer là où se trouve le terreau même de ce terrorisme, c'est à dire dans une société qui doute d'elle-même.

 

 

Edito d' Anthony PIQUET

Collaborateur du groupe UDH - Alliance Centriste

Publié dans Sécurité

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